Le SIPAR, dont l’acronyme signifie initialement Soutien à l’initiative Privée pour l’Accueil des Réfugiés du Sud-est Asiatique, a été créé en novembre 1982 par Magali PETITMENGIN pour participer au programme d’accueil des réfugiés du Sud-est asiatique : Cambodgiens, Laotiens, Vietnamiens, mis en place par la France.
Madame Petitmengin, déjà engagée auprès des Cambodgiens depuis 1979, découvre au camp de Phanat Nikhom en Thaïlande le drame que vivent 5900 réfugiés cambodgiens acceptés par la France. L’ objectif de Magali Petitmengin était alors de motiver, créer et soutenir des groupes dits « groupes d’accueil » constitués de bénévoles, autofinancés par des dons privés, pour recevoir, accompagner et conduire à l’autonomie ces réfugiés sélectionnés dans les camps de Thaïlande.
En 1986 à la demande du Ministère français des Affaires Etrangères le SIPAR ouvre au camp de Phanat Nikhom une école de français pour préparer les réfugiés à leur arrivée en France et favoriser ainsi leur insertion.
A cette même période, le SIPAR découvre les « populations déplacées » des sites de la frontière khméro thaïlandaise et décide de participer à des programmes éducatifs tels que l’élaboration de guides pédagogiques auto formateurs en khmer pour les instituteurs et l’enseignement du français à travers de modules techniques pour préparer le rapatriement des ces populations au Cambodge.
En 1990, le Ministère de l’Education du gouvernement de Phnom Penh, intéressé par les guides pédagogiques, souhaite les introduire dans l’ensemble du Cambodge et demande au SIPAR l’appui d’une équipe d’expatriés pour les distribuer et inciter les instituteurs à les utiliser.
A l’urgence, le SIPAR assimile le développement à ses objectifs et devient Soutien à l’Initiative Privée pour l’Aide à la Reconstruction des Pays du Sud-Est Asiatique.