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5 fausses bonnes raisons de ne pas donner

1. Je ne sais pas où va l’argent que je donne

Si je donne, je n’aurai pas de visibilité sur les actions menées et les résultats atteints. Je ne sais pas si l’argent / les vivres parviennent à leurs destinataires. Des scandales tels que celui de la Ligue contre le Cancer montrent que les ONG peuvent être corrompues.

Des instances ont été créées afin de réglementer et contrôler les associations et fondations à vocation humanitaire (Comité de la Charte, F3E…).

Le Comité de la Charte, qui a vocation à promouvoir la transparence et la rigueur de gestion afin de permettre le « don en toute confiance », a élaboré une charte de déontologie
Les associations et fondations signataires de cette charte s’engagent à respecter des principes relatifs :

  • au fonctionnement statutaire et à la gestion désintéressée ;
  • à la rigueur de la gestion ;
  • à la qualité de la communication et des actions de collectes de fonds ;
  • à la transparence financière.

Le Comité de la charte désigne auprès de chaque organisation agréée un « censeur » indépendant qui veille de manière permanente au respect des engagements pris par l’organisation.  Les comptes annuels sont certifiés par des commissaires aux comptes. Les organisations agréées diffusent à l’ensemble des donateurs le compte d’emploi annuel des ressources.
Fort de plus de 17 ans d’expérience, le Comité de la Charte réunit aujourd’hui 55 associations et fondations en tant que membres agréés. La liste de ces associations est disponible sur leur site.

2. Les ONG manquent de professionnalisme

“L’action humanitaire regorge de personnes pleines de bons sentiments, mais la gestion des ONG manque de rigueur. Il n’y a pas assez d’engagement sur les objectifs à atteindre.”

Les ONG disposent de plus en plus de compétences techniques, qui les rendent crédibles et leur permettent d’être consultées et écoutées lors des grandes réunions internationales. Il est devenu impératif, au moins pour des ONG de taille moyenne à grande, de présenter une expérience professionnelle avant de postuler. Parmi les profils recherchés, se trouvent des médecins et autres professionnels de la santé, des agronomes, des ingénieurs et techniciens en traitement de l’eau, des professionnels du BTP (routes, constructions), des logisticiens, des administrateurs et comptables… Afin de répondre à ce besoin de professionnalisation des ONG, de plus en plus d’universités et écoles mettent en place des formations spécifiques aux ONG.
Ton Monde a identifié des ONG qui se caractérisent par leur sérieux, la rigueur de leur gestion et la transparence de l’information sur les actions menées.

3. Je n’ai pas le temps de me renseigner sur les actions à mener pour donner

“Avec tous les bruits qui courent sur les déductions fiscales, je ne sais pas à quoi m’en tenir.
Je souhaiterais faire du volontariat en Afrique mais je ne sais pas comment m’y préparer.”

La mission de Ton Monde est précisément de faciliter la démarche de don, en informant son public sur les diverses modalités de dons possibles (dons en nature, dons d’argent, volontariat, bénévolat) et en communiquant sur les aspects pratiques associés, tels que :

  • Les conditions d’application des déductions d’impôts pour les dons ;
  • Les coordonnées d’organismes proposant des stages de préparation aux volontaires ;
  • Les compétences requises pour être bénévoles…
  • Ces informations sont consultables en accédant à la rubrique Donner – Infos pratiques.

4. Ce n’est pas moi qui vais changer la face du monde

“En tant qu’étudiant, mon budget ne me permettait pas de m’engager sur des dons en argent réguliers. Maintenant que je suis dans la vie active, je n’ai pas de temps à consacrer à des opérations de type volontariat.”

Quelques chiffres qui font réagir… et les petits ruisseaux font les grandes rivières !

5. C’est à mon gouvernement de donner

“Je paie déjà suffisamment d’impôts et de taxes. Je pense qu’avec tout l’argent collecté par l’état et les collectivités, le rôle de donner leur revient.”

L’action du gouvernement français s’inscrit principalement dans le cadre de l’aide publique au développement (APD). Les priorités identifiées sont présentées sur le site du Ministère des Affaires Etrangères.
Outre la priorité accordée aux aides à destination des pays les moins avancés (PMA), Le gouvernement français s’est doté de stratégies pluriannuelles dans les sept secteurs reconnus comme prioritaires pour la réalisation des 8 Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) dont ont convenu les États Membres des Nations Unies, et dont l’échéance de réalisation a été fixée à 2015. Plus d’informations sur le site www.un.org/french/millenniumgoals

Les Nations unies recommandent que les pays développés consacrent 0,7 % de leur produit national brut à l’aide publique au développement. En réalité, seuls quelques pays de l’Europe du nord (le Danemark, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas et la Suède) suivent actuellement cette recommandation.
Les ONG insistent sur l’importance de l’aide publique au développement. Elles soulignent toutefois qu’une partie importante de cette aide n’a pas de portée effective : les annulations de dette, par exemple, gonflent les chiffres de l’APD de sommes qui de toute manière n’auraient jamais été remboursées par les pays débiteurs.
Il est essentiel de souligner également que les dons des citoyens peuvent venir compléter cette action, ou couvrir d’autres domaines (apport de compétences spécifiques, actions de proximité…).

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